Le programme Plan-Séquence, porté par le RACCORD, célèbre ses dix ans d’existence à travers un nouvel épisode de son balado, enregistré lors de la Journée Image de la francophonie canadienne, organisée le 11 novembre 2025 par le festival CINEMANIA, à Montréal.
Depuis une décennie, Plan-Séquence s’est imposé comme un levier structurant pour les réalisatrices et réalisateurs francophones en situation minoritaire au Canada. Pensé comme un programme de mentorat et d’accompagnement de projets, il vise à soutenir la création, à briser l’isolement professionnel et à favoriser l’accès aux réseaux de diffusion pour des cinéastes évoluant hors Québec.
Un programme ancré dans les réalités francophones minoritaires
La spécificité de Plan-Séquence réside dans son approche ciblée. Le programme s’adresse exclusivement aux créateurs et créatrices francophones vivant en contexte minoritaire, en tenant compte des réalités propres à leurs territoires, de leurs réseaux souvent fragmentés et des obstacles supplémentaires auxquels ils peuvent faire face pour accéder au financement ou à la reconnaissance.
« Le plus important, c’est que c’est un programme spécifiquement pour des francophones hors Québec », souligne la cinéaste manitobaine Élena Sturk-Lussier, nouvelle participante. « D’être jumelée avec une mentore qui comprend mon contexte, c’était vraiment important. »
Une collaboration structurante avec L’inis
Plan-Séquence repose sur une collaboration étroite avec L’institut national de l’image et du son, partenaire de formation du programme. L’institution joue un rôle clé dans la sélection et le jumelage des mentors, permettant aux participant·e·s de bénéficier d’un accompagnement personnalisé en scénarisation, en réalisation ou en production.
Cette approche individualisée vise à renforcer les compétences artistiques et professionnelles des cinéastes, tout en leur offrant un regard extérieur qualifié sur leurs projets.

Des échanges intergénérationnels
Le balado anniversaire, enregistré lors d’une table ronde, a permis de croiser les regards de différentes cohortes du programme. Animée par Sven Buridans, directeur de l’innovation et des partenariats numériques à la Fédération culturelle canadienne-française, la discussion réunissait notamment Élena Sturk-Lussier, ainsi que Maxime Beauchamp et Jocelyn Forgues, anciens participants ontariens.
Pour Maxime Beauchamp, Plan-Séquence a joué un rôle déterminant dans son parcours : « Ça m’a donné un effet accélérateur. Ça m’a aidé à aller chercher la confiance des diffuseurs. »
Les échanges comptaient également la participation d’Isabelle Raynault, réalisatrice, scénariste et formatrice à L’inis, et de Samuel Escabor, directeur de la formation professionnelle continue, apportant un éclairage pédagogique et institutionnel sur l’évolution du programme.
Un bilan chiffré révélateur
En dix éditions, Plan-Séquence a accompagné 38 participant·e·s et mobilisé 44 mentor·e·s, pour un total de 71 mentorats individuels. Le programme a soutenu 52 projets, dont 12 ont déjà été produits ou diffusés sur les écrans, confirmant son rôle de tremplin vers la professionnalisation et la visibilité.
Ces résultats témoignent de l’impact concret du programme sur la vitalité du cinéma francophone en situation minoritaire et sur la structuration d’un réseau de créateurs à l’échelle du pays.
Plan-Séquence est rendu possible grâce à l’appui financier du Gouvernement du Canada, de Téléfilm Canada, du Gouvernement du Québec et du Conseil des arts de l’Ontario.
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