Dans le cadre de la semaine du patrimoine qui aura lieu du 16 au 22 février 2026, la journée internationale du patrimoine canadien 2026 du 20 février nous invite à réfléchir à ce qui fait la richesse, la diversité et la beauté de notre héritage collectif ici, au Canada… et particulièrement chez nous, à Toronto.

Quand on parle de patrimoine, on pense souvent aux bâtiments anciens, aux musées, aux monuments. Mais le patrimoine, c’est bien plus que ça. C’est notre mémoire vivante. C’est ce que l’on transmet, ce que l’on protège, ce que l’on raconte.
Le patrimoine canadien, c’est d’abord l’histoire des Premières Nations, des Inuits et des Métis, qui façonnent ce territoire depuis des millénaires. C’est une culture profondément ancrée dans le respect de la terre, des traditions orales, des langues autochtones et d’un lien spirituel au territoire que l’on redécouvre et reconnaît de plus en plus aujourd’hui.
C’est aussi l’histoire d’un pays construit par des vagues d’immigration successives. Au Canada, notre identité est plurielle. Elle se parle en français, en anglais, en pendjabi, en mandarin, en arabe, en espagnol… et dans des dizaines d’autres langues. Chaque communauté a contribué à bâtir ce pays, à enrichir sa culture, sa gastronomie, sa musique, ses traditions.
Et ici, à Toronto, cette diversité saute aux yeux.
Notre ville est souvent décrite comme l’une des plus multiculturelles au monde. Il suffit de se promener dans Kensington Market, de flâner au Harbourfront, ou d’assister à un festival de quartier pour sentir cette mosaïque culturelle vibrer.
Le patrimoine torontois, c’est aussi son architecture et ses lieux emblématiques. On pense à la silhouette iconique de la Tour CN qui domine l’horizon. On pense au charme historique du Distillery District, avec ses bâtiments victoriens en briques rouges. On pense également à Casa Loma, ce château en plein cœur de la ville, qui nous rappelle une autre époque.
Mais le patrimoine ne se limite pas aux cartes postales.
Il vit dans nos quartiers. Dans Little Italy, Greektown, Chinatown, Little Jamaica. Il se retrouve dans les recettes transmises de génération en génération, dans les célébrations culturelles, dans les marchés locaux, dans les églises, les mosquées, les temples et les centres communautaires.
Il vit aussi dans nos arts.
Le cinéma canadien, la littérature francophone et anglophone, la scène musicale torontoise, les artistes émergents… tout cela fait partie de notre patrimoine contemporain. Parce que le patrimoine n’est pas figé. Il évolue. Il s’écrit au présent.
En 2026, célébrer le patrimoine canadien, c’est aussi poser un regard critique sur notre histoire. Reconnaître les injustices passées. Comprendre les impacts de la colonisation. Écouter les voix longtemps marginalisées. Protéger les langues en danger. Préserver les sites historiques menacés par le développement urbain.
Dans une ville en constante transformation comme Toronto, la question est essentielle : comment préserver notre mémoire tout en construisant l’avenir ?
Chaque fois qu’un bâtiment historique est restauré au lieu d’être démoli, chaque fois qu’un festival culturel est soutenu, chaque fois qu’on raconte l’histoire d’un quartier ou d’une communauté, on participe à cette transmission.
La Journée internationale du patrimoine canadien nous rappelle que nous sommes tous gardiens d’une partie de cette histoire.
Que vous soyez né ici ou arrivé récemment, votre parcours fait désormais partie du récit canadien. Votre accent, vos traditions, vos souvenirs, vos rêves contribuent à façonner ce que sera le Canada de demain.
Alors aujourd’hui, pourquoi ne pas visiter un lieu historique ? Découvrir une exposition locale ? Discuter avec un aîné de votre famille ou de votre communauté ? Explorer un quartier que vous connaissez moins ?
Le patrimoine, ce n’est pas seulement le passé.
C’est un pont entre hier et demain.
Et à Toronto, ce pont est vivant, vibrant, multiculturel — à notre image.
Bonne Journée internationale du patrimoine canadien 2026 à toutes et à tous.
Plus d’info sur les commémorations ici.