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Journée internationale des peuples autochtones

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Le recensement de 2016 fait état de 1,6 millions d’autochtones au Canada, ce qui représentait 4,9% de la population. Apparues entre 40000 et 10000 ans avant Jésus-Christ, les premières nations sont les premiers occupants des territoires qui forment le Canada actuel.

Leur histoire est aussi riche que diversifiée mais il est vrai que la plupart de la littérature qui s’est penchée sur la question retient le commerce des fourrures, les colonisations européennes de leurs terres, la révolte du chef métis Louis Riel, fondateur du Manitoba, la crise d’Oka, les pensionnats indiens créés par les églises catholiques ou encore la loi sur les indiens qui gèrent leurs réserves et leurs terres. Plus fragiles, plus marginalisées, ces populations ont suscité l’attention des nations unies qui ont décidé de leur consacrer une journée internationale commémorée le 9 août prochain. A cette occasion, la radio Choq Fm a décidé de recueillir, derrière une entrevue, les avis du haut commissariat des nations unies pour les droits de l’homme.

La lutte contre la pauvreté des autochtones : un plus grand taux d’alphabétisation et des quotas en matière de recrutement des populations autochtones peuvent-ils améliorer le sort de ces derniers ? Le dernier recensement de 2016 fait état d’un recul du taux d’autochtones sans diplômes, passant de 44% à 34% entre 2006 et 2016. Que peut-on faire pour améliorer le taux d’alphabétisation de la population ?

Le gouvernement du Canada estime que chaque enfant des Premières Nations devrait bénéficier du meilleur départ possible dans la vie et s’engage à soutenir le contrôle de l’éducation des Premières Nations par les Premières Nations afin que les élèves vivant dans les réserves reçoivent une éducation de haute qualité et culturellement pertinente. 

Les taux de réussite scolaire ont augmenté entre 2016 et 2021, tant pour les Premières Nations vivant dans les réserves que pour les Canadiens non autochtones. Selon le recensement de la population de 2021, 53 % des membres des Premières Nations vivant dans les réserves et âgés de 18 à 24 ans possèdent un diplôme d’études secondaires ou un certificat d’équivalence, comparativement à 90 % des Canadiens non autochtones. Ces données indiquent une réduction de l’écart entre les taux de réussite scolaire des deux populations et montrent l’importance d’un soutien continu au contrôle de l’éducation des Premières Nations par les Premières Nations.

Services aux Autochtones Canada s’est engagé à travailler en collaboration avec les Premières Nations pour veiller à ce que tous les élèves vivant dans les réserves aient accès aux mêmes services éducatifs de haute qualité et au même soutien à l’alphabétisation que tous les Canadiens. En 2019-2020, une approche de financement et de politique élaborée conjointement a été mise en œuvre et a transformé le financement de l’éducation afin de mieux répondre aux besoins des élèves des Premières Nations vivant dans les réserves. La nouvelle approche offre un financement plus prévisible grâce à un modèle de financement fondé sur une formule qui s’appuie sur un financement comparable à celui des provinces. Elle comprend des investissements supplémentaires dans les programmes linguistiques et culturels, la maternelle à temps plein pour les enfants de 4 et 5 ans et le soutien aux programmes avant et après l’école. 

Comme les Premières Nations sont les mieux placées pour prendre des décisions sur la manière d’attribuer des fonds pour répondre aux besoins des écoles et des élèves de leurs communautés, y compris en matière d’alphabétisation, cette approche leur offre la souplesse nécessaire pour financer des programmes éducatifs et d’autres initiatives prioritaires afin de répondre à leurs besoins particuliers. SAC travaille également avec les Premières Nations dans le cadre d’accords régionaux sur l’éducation qui permettent de se concentrer sur la réduction des écarts et l’amélioration des résultats des élèves.

Selon la presse canadienne, c’est près de 1000 tombes d’enfants autochtones qui ont été retrouvées près d’anciens pensionnats dirigés par l’Église catholique. Face à ce qui a été qualifié de génocide par l’Assemblée des premières nations, le Pape François ainsi que le premier ministre du Canada ont présenté des excuses. Un accord de 2 milliards de dollars canadien a été signé avec l’engagement de développer des expertises visant à retrouver les familles des victimes et à réparer le préjudice subi. Certains cadres ont parlé de réparation en restaurant la mémoire des populations autochtones, non plus comme étant un peuple désœuvré mais un peuple courageux et travailleur. Quelles sont les mesures que l’on pourrait mettre en place pour restaurer cette mémoire ?

La réconciliation est l’affaire de tous les Canadiens, qu’ils soient autochtones ou non, et ils doivent travailler ensemble pour changer radicalement la façon dont ils se perçoivent et interagissent. Le gouvernement du Canada s’est engagé à remettre en question les stéréotypes, les attitudes et les comportements dépassés et à contribuer à les faire évoluer. Ce faisant, nous continuerons à honorer le travail des organisations et des dirigeants autochtones en nous appuyant sur notre relation de nation à nation, entre Inuit et la Couronne, et de gouvernement à gouvernement. Il s’agit d’une relation fondée sur le respect, le partenariat et la reconnaissance des droits.

Le gouvernement fédéral est guidé par le principe selon lequel les nations autochtones sont autodéterminées et autonomes, et aspirent à juste titre à avoir des communautés fortes et saines.
Nous respectons et comprenons que les dirigeants et les communautés autochtones savent mieux que quiconque ce dont ils ont besoin, et nous nous engageons à faire en sorte que les efforts de réconciliation à venir soient menés par les Autochtones, centrés sur les survivants et adaptés à leur culture. 

Les femmes autochtones sont le pivot de la transmission des connaissances ancestrales et gardiennes des ressources naturelles. Pour sauver cet héritage, le valoriser, serait-il possible d’inclure dans le programme d’éducation du canada des modules où ces dernières pourraient être invitées à faire des présentations ? Est-il possible d’impliquer des autochtones bilingues pour être formé par ces femmes lorsqu’elles ne maîtrisent pas la langue officielle afin de l’enseigner à leur tour ? Ces thèmes ont-ils été abordés au cours de conférences organisées conjointement avec les nations et en concertation avec des femmes autochtones dans la préservation et la transmission du savoir traditionnel ? Quels sont, de façon générale, les sujets qui seront traités dans les prochaines années?

Les programmes d’éducation sont menés par les provinces et les territoires, nous n’avons donc pas pu répondre à cette question en particulier. Toutefois, pour en savoir plus sur la façon dont le gouvernement du Canada répond aux appels à l’action 62 à 65 de la Commission de vérité et réconciliation, vous pouvez consulter cette page Web : https://www.rcaanc-cirnac.gc.ca/fra/1524504501233/1557513602139

Une interview réalisée par Sianko Sambou

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