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Gabrielle-Anne Wong, une jeune impliquée en temps de pandémie: « […] plusieurs jeunes ont plus de difficulté à rester motivés ou concentrés lors des cours.»

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Suite au retour des cours au format virtuel au début de l’année 2021, plusieurs jeunes retournent à une routine plus ou moins familière. Les jeunes impliqués, d’ailleurs, ont vécu beaucoup de changements dans leurs engagements. GrandToronto.ca présente ces jeunes qui ont redéfini la leadership dans leurs communautés en pleine pandémie. Une entrevue par Karelle Sikapi.

 

Décrivez-vous en quelques lignes.

Je m’appelle Gabrielle-Anne Wong, je suis une élève de la 11e année à l’école secondaire Roméo-Dallaire et je suis une des représentantes du Grand-Toronto au sein du conseil de représentation (CR) de la FESFO (Fédération de la jeunesse franco-ontarienne). Je suis une fière franco-ontarienne et j’aime faire de l’improvisation. Je m’intéresse à l’histoire, au droit et à la politique.

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous impliquer au sein de votre communauté?

Personnellement, la francophonie a toujours été quelque chose que je tiens à cœur. Je suis fière d’être franco-ontarienne, et je veux propager ce sens de fierté. Je voulais m’impliquer au sein de ma communauté pour connaître ses besoins, ses inquiétudes et possiblement être capable d’y répondre.

 

Quels plans au niveau de votre engagement ont été changés jusqu’à présent à cause de la COVID-19 ?

En raison de la pandémie, le CR n’a pas pu avoir ses rencontres en personne. Bien qu’il ait avantages aux rencontres virtuelles, je crois que je serais plus motivée si les rencontres étaient en personne. Je pense que je participerai plus activement aux discussions et mon niveau de concentration serait plus élevé. Avant la pandémie, je faisais partie de plusieurs équipes sportives, je faisais de l’improvisation avec l’équipe de mon école, j’étais dans le conseil des élèves et j’étais la PéCo (Personne Contact représentant la FESFO) de mon école. Maintenant, à cause de la pandémie je ne fais plus de sports à l’école ou d’improvisation, ce qui me permet vraiment à mon avis de rendre le CR mon point focal.

 

Quel impact avez-vous aperçu sur les jeunes dans vos espaces scolaires?

J’ai remarqué que plusieurs jeunes ont plus de difficulté à rester motivés ou concentrés lors des cours. Des petites tâches deviennent des immenses projets qui prennent beaucoup plus de temps à compléter que d’habitude. Je pense que la pandémie a eu un grand effet sur la jeunesse de manière qu’elle est un peu moins investie dans le travail scolaire.

 

Est-ce que vous trouvez cela important que les élèves retournent aux cours en présentiel? Si oui, pourquoi?

Selon moi, il est important que les élèves retournent aux cours en présentiel car être dans une salle de classe avec d’autres personnes peut motiver et énergiser les élèves. Venir à l’école force les élèves d’établir une routine, par exemple en se levant et s’habillant toujours à la même heure. Avoir une routine a plusieurs bienfaits à la santé mentale.  À la maison, garder une routine peut être difficile.

 

Comment est-ce que cette pandémie a changé votre manière de définir le leadership?

Pendant la pandémie, je crois qu’un leader est quelqu’un qui est motivé et énergétique. Cette personne est capable de motiver ses paires et reste engagée peu importe la situation. Lors de la pandémie, un leader est aussi quelqu’un qui fait des check-ins avec ses paires pour voir comment va leur santé mentale, ce qui est surtout pertinent pendant la pandémie.

 

Quels effets croyez-vous que cette pandémie aura à long-terme sur l’implication jeunesse?

Je crois que les jeunes sont définitivement plus reconnaissants pour les cours présentiels et pour toutes les choses qu’on faisait auparavant. J’espère que cette pandémie inspire, dans un sens, les jeunes de prendre plus une grande place dans leurs communautés.

 

 

 

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