Le 12 mai dernier, la York Mills Gallery s’est transformée en un sanctuaire d’émotions et d’ambitions. Entre les toges noires, les sourires rayonnants et quelques larmes de soulagement, le campus de Toronto du Collège Boréal a marqué l’histoire en célébrant sa plus importante cohorte de diplômés à ce jour.
Ils étaient 241 finissants cette année à franchir cette étape cruciale, contre 206 l’an dernier. Une augmentation de 17 % qui confirme une tendance lourde : le Collège Boréal s’impose comme une destination d’excellence pour le post-secondaire. C’est la deuxième année consécutive que le campus installé dans le quartier historique de la Distillerie enregistre un record de nombre de finissants, alors que le cru 2025 était déjà considéré comme un record.

L’excellence au cœur de la métropole
Le président du Collège Boréal, Daniel Giroux, ne cachait pas sa fierté en s’adressant à l’assemblée. Il faut dire que tous les indicateurs sont au vert : pour la 21e fois en 24 ans, Boréal a été classé meilleur collège de l’Ontario parmi les 24 établissements de la province pour la satisfaction des étudiants. Un exploit dans le contexte actuel, marqué par le recul massif des étudiants internationaux, de 428 000 en 2023-2024 à quelque 304 000 cette année selon Statistique Canada à l’échelle du pays.
Des visages derrière les diplômes
Au-delà des statistiques de fréquentation et de finissants diplômés, la célébration a été marquée par les récits personnels et les remises de bourses offertes avec le concours de différents partenaires tels que Alpha Toronto, Point Ancrage jeunesse ou encore FrancoQueer, organisme que recevait par ailleurs une reconnaissance spéciale soulignant l’importance de l’inclusion et de l’engagement social au sein des valeurs du Collège.
Amel Benslimane en est ainsi l’un des visages les plus inspirants. Étudiante en Entrepreneuriat social, elle est repartie non seulement avec son diplôme avec les honneurs, mais aussi avec la bourse d’excellence la plus prestigieuse remise par Boréal, d’une valeur de 2 000 $.
« Je suis super fière d’être là aujourd’hui », a-t-elle confié, l’émotion encore vive.

Une communauté soudée
La cérémonie a également servi de pont entre le monde académique et les forces vives de la communauté francophone. De nombreux invités de marque étaient présents pour témoigner de leur soutien, notamment Mareva Castor (FGA), Lise Roy (Lise Roy Design), Renaud St-Cyr (Alpha Toronto), Wilhelmine Babua (La Maison), Edwige Ngom (PAJ), et Arnault Baudry (FrancoQueer).
L’excellence académique pure a également eu son heure de gloire avec la remise de la Médaille académique de la Gouverneure générale à Souhila Ouari, diplômée du programme Éducation en services à l’enfance, récompensant des résultats exceptionnels. Cette réussite individuelle s’inscrit dans un cadre de soutien collectif impressionnant : la Fondation Boréal a distribué cette année plus de 6 000 bourses pour un montant total de 2,3 millions de dollars, un levier essentiel pour permettre à ces jeunes talents de s’épanouir.

Cap sur l’avenir
Alors que les mortiers s’envolaient vers le plafond de la York Mills Gallery, une chose était claire : ces 241 nouveaux diplômés ne quittent pas seulement une école, ils rejoignent un réseau solide et dynamique.
Qu’ils choisissent de poursuivre leurs études ou de plonger immédiatement dans le marché du travail torontois, ils emportent avec eux l’assurance d’une formation reconnue et l’énergie d’un campus en pleine expansion. Pour le Collège Boréal, ce nouveau record est présenté comme une étape supplémentaire dans sa mission de propulser la francophonie vers de nouveaux sommets.
En quittant la salle, on pouvait entendre les rires et les projets d’avenir se mêler aux félicitations des familles. À Toronto, la relève francophone est non seulement présente, elle est qualifiée, ambitieuse et prête à transformer la ville.
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