Le samedi 20 juin 2026, la conférence MOMS’ACTION s’est tenue au Centennial College. Cet événement, qui en est désormais à sa troisième édition, s’adresse tout particulièrement aux femmes, aux mères immigrées, aux entrepreneurs et aux professionnelles.
Nicanor Massé Bakehe, créatrice et promotrice de MOMS’ACTION ainsi que directrice générale de Gemini Events, explique que l’objectif de l’événement est de créer un espace permettant aux participantes de nouer des contacts, d’accéder à des ressources et de discuter, en tant que communauté, de leurs défis et de leur développement personnel.
Cette année, la conférence MOMS’ACTION avait pour thème : « Connectées et inspirantes : tirer parti du digital pour s’épanouir ».
L’événement a donc abordé certains aspects spécifiques des outils numériques susceptibles d’aider les femmes entrepreneurs, tels que la manière de se protéger en ligne, de tirer parti des réseaux sociaux, d’utiliser l’intelligence artificielle et bien d’autres encore.
Intervenants clés de l’événement
Bien que les discussions et les activités entre les participants ne se soient pas limitées au thème de l’événement, certains intervenants étaient présents pour offrir un aperçu des coulisses et expliquer comment tirer le meilleur parti des outils digitals. « Juste parce qu’on sait comment utiliser les outils, on sait ce qu’il y a derrière », élabore Nicanor.
La conférence a accueilli quatre intervenants de renom issus de divers domaines : Maria Christina Snook, psychothérapeute ; Yahudah Man Kamaha, expert en cybersécurité ; Sandrine Ngo Mbock Mbong, qui a travaillé dans le secteur de la fintech ; et Mathias Tieme, expert en marketing.
Mathias s’est particulièrement intéressé aux réseaux sociaux tels que TikTok, où il compte 300 000 abonnés. Son panel a abordé la manière d’exploiter le pouvoir des réseaux sociaux, que ce soit pour se construire une carrière ou simplement pour promouvoir son entreprise. Expliquant l’importance des réseaux sociaux, il explique : « C’est vraiment pouvoir être, pouvoir prendre plusieurs personnes en même temps », avant d’ajouter : « Tu peux avoir accès au monde entier par rapport à ton produit ».
Son participation à cet événement revêt également une dimension personnelle. En tant qu’immigrant lui-même, il a eu du mal à trouver se retrouver des ressources dans un nouveau pays, tout comme plusieurs participants à la conférence. « C’était aussi juste pour pouvoir changer quelque chose parce que moi, à mon tour, j’aurais aimé que quelqu’un soit là pour moi. C’est juste être là comme la personne qui n’a pas été là pour moi », il dit.
La reconaissance est l’inspiration
Au-delà de la simple écoute d’experts, cet événement a permis aux participantes d’apprendre en s’inspirant de leurs expériences personnelles. Nicanor Massé Bakehe affirme qu’il ne faut « pas apprendre des coaches, pas apprendre des experts, mais apprendre des expériences des autres. Comment est-ce que d’autres femmes ont fait pour surmonter certains obstacles ».
Isabelle Richard, un entrepreneuse en herb, a découvert MOMS’ACTION grâce à une amie. Elle cherchait depuis un certain temps à participer à des événements de ce type. Même si elle disposait déjà de connaissances en matière de compétences entrepreneuriales, ce que cet événement lui a vraiment apporté, c’est de la motivation. « Souvant nous a des idées, mais on a peur de se lancer, on sait trouver l’information, donc ce sont des événements qui permets de motiver et puis savoir qu’il y a d’autres personnes qui ont réussi », explique Isabelle.
Retour sur ces trois dernières années
Plutôt que de chercher de toujours à développer l’événement en termes de fréquentation, Nicanor Massé Bakehe l’organise en partant du principe que l’intimité est un atout. Il s’agit d’un « un networking vraiment intentionnel, qui n’a pas besoin d’une grosse audience », explique-t-elle. « Les conversations se font et elles vont même parfois très en profondeur parce qu’il n’y a pas de foule. On n’a pas peur d’être jugé. C’est un espace amical et sain ».
En regardant autour d’elle, Nicanor constate la croissance de l’événement au cours des trois dernières années. Cette année, elle a réussi à attirer un public venant aussi bien de Mississauga que de Montréal. Des personnes anglophones comme francophones. Nicanor dit : « J’espère que ce n’est pas de la prétention que l’événement a un certain impact ».
Elle ajoute : « l’impact ne se mesure pas au nombre de personnes présentes dans la salle. L’impact se mesure à la portée d’une action ».