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L’Université de l’Ontario français : l’« aboutissement d’un rêve imaginé, pensé et porté par des générations »

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Madame Dyane Adam, Présidente du Conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français, a longtemps œuvré dans la préservation du bilinguisme et la défense de la langue française en milieu minoritaire.

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Le jeudi 20 juin dernier, l’Université de l’Ontario français (UOF) dévoilait son premier programme académique, prévu pour l’automne 2019. Furent présent à cette conférence de presse, qui eut lieu dans les bureaux torontois du Groupe Média TFO : madame Dyane Adam, présidente du Conseil de gouvernance de l’UOF ; madame Lise Bourgeois, présidente-directrice générale du collège La Cité ; monsieur Jean-Luc Bernard, directeur exécutif de l’UOF et monsieur Jason Luckerhoff, vice-recteur au développement des programmes et des savoirs de l’Université.

Une université dont la pertinence « n’est pas remise en question »

« Ce programme a été créé d’abord pour nos professeurs à l’UOF, ensuite en cohorte fermée à la demande du collège La Cité » avait précisé Jason Luckerhoff, vice-recteur au développement des programmes et des savoirs de l’Université, au sujet du programme, qui s’agirait d’un certificat de deuxième cycle en pédagogie de l’enseignement supérieur. « Nous ne pensions pas offrir un programme en 2019, mais nous voyons qu’en travaillant en partenariat, nous sommes capables de contourner des obstacles majeurs, et donc la pertinence de l’UOF n’est pas remise en question. »

En effet, le 15 novembre 2018, l’UOF s’était retrouvé face à un obstacle majeur lorsque le nouveau premier ministre de l’Ontario, monsieur Doug Ford, supprima les fonds alloués à la création de l’Université. « Ce que nous attendons, c’est le résultat des négociations avec la province, à savoir comment nous pourrions, dans la mesure du possible des finances de la province, avoir l’approbation de l’université, avoir un financement, donc l’acceptation de l’aide du fédéral. On serait heureux si cela arrive bientôt comme nouvelle. »

La « concrétisation d’[un] travail acharné, » par et pour la communauté

« Pour moi, l’université de l’Ontario français est un aboutissement d’un rêve qui a été imaginé, qui a été pensé, qui a été porté par des générations. Si nous retournons trente ans, quarante ans au passé, nous parlions d’une université autonome de langue française en Ontario. Aujourd’hui, c’est la concrétisation de ce travail acharné, de tout ce qui a été poussé par cette communauté » avait tenu à dire madame Dyane Adam sur la signification de cette journée. « Pour la société franco-ontarienne, c’est bien sûr de préserver leur identité, de l’affirmer, de la faire profiter dans la société ontarienne. »

« Que la francophonie ne soit pas toujours perçue comme un coup, comme je l’ai souvent entendu. “Ça coute du temps pour traduire, c’est bien plus simple de n’avoir qu’une langue,” non ! La diversité est une richesse et amène une richesse — nous contribuons à la richesse économique, culturelle et humaine du Canada, en faisant de lui un pays différent et distinct » avait conclu madame Adam, qui avait longtemps œuvré dans la préservation du bilinguisme et la défense de la langue française en milieu minoritaire. Elle avait notamment mené des campagnes pour conserver la chaîne TFO, le bilinguisme à l’Université York et à l’hôpital Montfort, et ce même avant sa nomination à la tête du Commissariat aux langues officielles.

L’Université de l’Ontario français : une université identitaire, digne de défense

L’université de l’Ontario français semblerait, en effet, être une université dans laquelle la communauté francophone, canadienne et outre-mer, ont foi. Depuis le 15 novembre, la suppression des fonds pour l’Université avait rassemblé à sa hauteur la plus importante manifestation de l’histoire de l’Ontario français, à savoir 14 406 franco-ontariens le 1er décembre 2018, et une couverture médiatique de la presse écrite française du Figaro. Madame Fété Ngira-Batware Kimpiobi, directrice générale de la Solidarité pour les femmes et familles immigrantes francophones du Niagara et membre du conseil de gouvernance de l’Université, avait affirmé cette nécessité de la défendre : « Je pense que tout francophone digne de ce nom doit défendre l’université. […] Avoir une université francophone pour et par les francophones est un acquis pour la communauté francophone et pas des moindre : cela touche l’éducation des jeunes, l’avenir et même le devenir de la communauté. »

La directrice du collège La Cité à Toronto, madame Judith Charest, tenait à souligner l’importance pour la communauté d’un effort collaboratif pour atteindre un but commun. « Les francophones de l’Ontario et du pays ont besoin de pouvoir contribuer au collectif du savoir et d’avoir un endroit où ils peuvent étudier, se retrouver, et créer un espace d’innovation et de création.[…] La démonstration que nous avons aujourd’hui, de prendre les forces d’un collège qui existe depuis trente ans avec une université qui est toute jeune en existence mais qui est présente dans la posture mentale de la communauté depuis des années, de travailler ensemble pour y arriver à de grandes choses, nous en avons la preuve aujourd’hui. »

Un reportage de Anlon To, éditorialiste.

Si vous désirez écouter le reportage qu’a réalisé Anlon To, veuillez suivre ce lien.
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