Le plus grand festival gratuit de musique africaine en Amérique du Nord n’aura pas lieu cet été. Les organisateurs de l’Afrofest ont annoncé l’annulation officielle de la 38ᵉ édition, qui devait se tenir à la mi-août au Woodbine Park à Toronto, en raison de contraintes réglementaires et de sécurité majeures.
Une limite de capacité impossible à gérer
Au cœur du problème se trouve une consigne stricte émise par la Ville de Toronto, plafonnant la capacité du Woodbine Park à 5 000 personnes simultanément. Pour un événement qui attire habituellement jusqu’à 40 000 visiteurs par jour, cette restriction représentait un défi logistique insurmontable.
Bien que l’organisme Music Africa of Canada ait préparé un plan incluant l’installation de clôtures, la mise en place d’une billetterie et des points de contrôle d’accès, la sécurité aux abords du site restait une préoccupation centrale. Les organisateurs ont estimé que le rassemblement spontané de milliers de festivaliers à l’extérieur des barrières créait un risque élevé pour la sécurité publique.
Des délais trop courts pour un plan B
Selon l’organisation, les directives finales de la ville sont arrivées trop tardivement au mois de juin, ne laissant pas suffisamment de temps pour planifier un déménagement vers un site plus vaste. Faute de pouvoir relocaliser l’événement à temps pour cet été, la seule option viable était l’annulation.
Un rendez-vous reporté à 2027
Cette annulation constitue une déception majeure pour la communauté torontoise et les amateurs de culture africaine. Toutefois, Music Africa of Canada a confirmé son intention de travailler conjointement avec les services de la Ville de Toronto au cours des prochains mois afin de dénicher un emplacement adapté à l’ampleur de l’événement et d’assurer un retour en force pour l’été 2027.